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actu & culture


RANGOON/BANGKOK - dimanche 11 mai 2008 à 11h03

Un million et demi de Birmans en danger de mort, selon Oxfam


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L'organisation humanitaire britannique Oxfam a estimé dimanche qu'un million et demi de Birmans se trouvaient en danger de mort dans le sud du pays frappé par le cyclone Nargis le 3 mai.

Le bilan officiel du passage de Nargis sur le delta de l'Irrawaddy est d'au moins 23.335 morts et 37.019 disparus mais la responsable régional d'Oxfam, Sarah Ireland, l'a jugé probablement plus proche des 100.000 morts.

"Il est vraiment crucial que ces gens aient accès à des sources d'eau propre et à des sanitaires pour éviter des morts et des souffrances inutiles", a déclaré Mme Ireland à la presse à Bangkok, prévenant qu'"il y a tous les facteurs pour une catastrophe de santé publique qui pourrait multiplier le bilan par jusqu'à 15". "Nous pensons qu'une menace réelle de catastrophe publique massive plane sur la Birmanie."

Nombre de rescapés de Nargis sont privés de toit et manquent d'eau propre et potable, ainsi que de nourriture et de produits de première nécessité. Les organisations humanitaires redoutent des épidémies.

Des vivres continuaient de parvenir aux victimes du cyclone dimanche grâce au déblaiement des routes encombrées jusque-là d'arbres et de débris, mais la junte militaire refusait toujours de laisser des spécialistes étrangers se charger de la distribution de l'aide humanitaire.

"Les visas pour le personnel humanitaire international restent une question cruciale", estime un rapport interne du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

La dictature militaire insiste pour distribuer l'aide elle-même aux quelque deux millions d'habitants sinistrés et, selon Debbie Stothard, responsable de l'organisation ALTSEAN-Burma de défense des droits de l'Homme en Asie du Sud-Est, elle choisit les bénéficiaires sans se soucier des véritables besoins. "Même dans la région de Rangoon, qui est accessible pour le régime, les gens se plaignent de ne pas recevoir d'aide. Ils ne reçoivent que du riz pourri", a-t-elle affirmé à l'Associated Press Television News à Bangkok, en Thaïlande. AP

st/v125




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