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Plusieurs milliers de personnes (18.000 selon la police) répondant à l'appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU et de Sud-solidaires manifestaient mardi après-midi à Paris contre la remise en cause des 35 heures et pour la défense des retraites.
Le cortège a quitté la place de la Bastille peu après 14h30 pour un défilé jusqu'aux abords du métro Richelieu-Drouot. Il regroupe 10.000 personnes de moins que lors de la précédente journée d'action interprofessionnelle, le 22 mai, selon le chiffre de la police. La préfecture avait annoncé ce jour-là 28.000 manifestants à Paris.
Lors d'une conférence de presse, quelques minutes avant le départ de la manifestation, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a fait part de sa "crainte de voir le gouvernement utiliser la procédure d'urgence au Parlement pour faire adopter sa loi".
"Si tel était le cas, nous serions nous aussi amenés à prendre des initiatives en urgence", a-t-il ajouté, soulignant que des actions étaient d'ores et déjà prévues "en direction des parlementaires".
M. Thibault a également expliqué que, selon lui, cette journée d'action "n'est pas un baroud d'honneur". "La bataille continue. Nous sommes en train de préparer des initiatives pour une rentrée en fanfare", a-t-il martelé.
Au total, les syndicats ont prévu 124 manifestations dans toute la France pour dénoncer la politique du gouvernement en matière de temps de travail et de retraite. AP
god/se/mw/pyr
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