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La nouvelle ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, a précisé samedi que, pour l'année 2010, les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy seraient financées "dans le budget actuel", sans déblocage de moyens supplémentaires.
"Nous sommes dans une démarche qui consiste à prendre des mesures qui aujourd'hui peuvent être mises dans le cadre du budget actuel", a déclaré Mme Penchard, interrogée sur France Info.
L'ex-secrétaire d'Etat promue ministre n'a pas exclu, en cas de besoin, d'avoir recours à des moyens supplémentaires. "S'il faut, dans le cadre du projet de loi rectificatif, apporter des compléments, nous le ferons au titre de l'année 2010", a-t-elle dit. Mais, a-t-elle ajouté, "aujourd'hui, nous estimons qu'au vu des mesures qui seront déployées en 2010, nous pouvons faire face".
En revanche, Mme Penchard s'engage à obtenir des moyens supplémentaires à partir de 2011. "Il est vrai que certaines mesures, notamment la création d'une université à rayonnement international, nécessiteront qu'à un moment donné ce soit impacté sur le budget de la nation. Ce sera pris en compte à partir de 2011", a promis la ministre.
Interrogée sur l'absence de financement supplémentaire mis en face des 137 mesures annoncées vendredi par le président Sarkozy en faveur de l'outre-mer, la ministre a assuré que nombre de mesures réclamées par les ultra-marins ne coûtaient "pas d'argent".
"Il faut qu'on change d'ère, il faut qu'on n'arrête de penser que, lorsqu'on veut régler des problèmes en outre-mer, il faut arriver avec un chéquier", a-t-elle lancé. "Il faut arrêter de penser que les ultra-marins sont des misérables."
Et de citer l'exemple des visas. "La mesure qui a été la plus applaudie, c'est celle qui concerne la suppression des visas pour permettre aux hommes d'affaires et aux touristes de revenir. Ça ne coûte pas de l'argent", a-t-elle relevé.
Concernant le suivi des prix de détail dans les départements et territoires d'outre-mer, notamment dans l'alimentaire, Mme Penchard assure que "les mesures qui étaient prévues dans le protocole ont été respectées". "Il y a un observatoire qui suit, il y a des contrôles qui ont été faits par la direction de la concurrence", note-t-elle.
Toutefois, "si les engagements ne sont pas respectés, l'Etat se donnera les moyens de faire respecter la parole qui a été donnée", a-t-elle ajouté sans préciser les moyens en question. AP
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