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L'ancien président de la République Jacques Chirac a été entendu la semaine dernière dans l'enquête sur les chargés de mission de la Ville de Paris où il s'est vu notifier fin novembre sa mise en examen pour "détournement de fonds publics", a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Point.fr.
Jacques Chirac a été interrogé le 3 juillet par la juge d'instruction Xavière Simeoni, en charge de l'enquête sur les chargés de mission de la Ville de Paris entre 1983 et 1995, dont l'ancien président a été le maire de 1977 à 1995.
Selon le site de l'hebdomadaire, M. Chirac a fini de s'expliquer lors de ce cinquième interrogatoire sur les 35 contrats litigieux visés par la procédure. Il a cherché à exonérer ses anciens directeurs de cabinet, également poursuivis dans ce dossier, en affirmant "assumer la responsabilité" de ces recrutements, "même si pour beaucoup d'entre eux, (il) ne les connaissait pas".
L'ancien président a par ailleurs assuré que ces décisions avaient été "prises en toute légalité", en vertu, selon lui, de la "grande autonomie" consentie aux maires dans l'emploi de leurs collaborateurs par les lois de décentralisation. "Jamais, à aucun moment, je n'ai eu ni la volonté ni même le sentiment de commettre une quelconque infraction ou irrégularité", a-t-il dit.
Plus d'une vingtaine de personnes ont été mises en examen dans le cadre de cette enquête soit pour avoir bénéficié d'un emploi présumé fictif au cabinet du maire de Paris, soit pour avoir fourni un ou plusieurs de ces emplois. Parmi les bénéficiaires présumés d'emplois fictifs se trouvent la femme de l'ancien ministre Hervé de Charette, François Debré, frère de Jean-Louis Debré, l'ancien secrétaire général de FO Marc Blondel ou encore Raymond-Max Aubert, l'ancien maire RPR de Tulle (Corrèze). AP
ir/mw
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