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La présidente argentine Cristina Fernandez a exigé jeudi que les milliers d'éleveurs et agriculteurs en grève à travers le pays cessent immédiatement leurs actions, condition préalable avant tout dialogue avec le gouvernement.
Déterminée à défendre sa politique d'augmentation des taxes d'exportation qui a jeté une large partie de la population rurale dans la rue, Cristina Fernandez a déclaré ne pas vouloir "négocier avec un pistolet sur la tempe".
"Organiser un dialogue dans ces conditions demeure très difficile, par-dessus tout dans une démocratie", a-t-elle dit lors d'un discours télévisé.
"Il ne peut pas y avoir de discussions tant que la grève ne sera pas levée. Cessez la grève et nous parlerons", a-t-elle prévenu.
La présidente argentine a par ailleurs estimé que les blocages mis en place sur les principaux axes routiers du pays constituaient une attaque directe envers le peuple argentin.
Les taxes sur le soja ont été rehaussées mardi de dix points, passant ainsi de 35% à 45%. Différentes augmentations ont été par ailleurs enregistrées sur le maïs ainsi que sur d'autres produits agricoles.
Pour la présidente, les éleveurs et les agriculteurs du pays ont largement tiré profit de la croissance forte de ces cinq dernières années, et ceux-ci doivent désormais partager les fruits de cette richesse avec le reste de la population.
"Le pays a grandi, l'industrie a rebondi et les travailleurs ont retrouvé des emplois et des salaires. Nous devons tous partager harmonieusement cette croissance. Il s'agit de la seule façon d'éradiquer la faim et la pauvreté dans notre pays", a-t-elle dit. AP
og/v76
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