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La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade s'est défendue vendredi d'avoir fait "tapisserie" lors du voyage du président en Tunisie, assurant avoir discuté "de tous les sujets, sans aucun tabou" avec les associations et les autorités tunisiennes.
"Je ne suis pas venue non plus pour faire tapisserie. Plutôt que parler, je préfère agir, et c'est ce que j'ai fait", s'est-elle justifiée sur Europe-1.
Elle avait rencontré notamment le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), Mokhtar Trifi, qui s'était déclaré "un peu déçu" au sortir de son entrevue avec la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme.
"J'ai aussi rencontré les femmes de la société civile, avec qui on a parlé de la situation des femmes et les autorités tunisiennes (avec) qui j'ai discuté de tous les sujets sans aucun tabou, sans aucune limite: torture, censure, peine de mort", a-t-elle affirmé.
"A travers mes rencontres, les sujets abordés (...) vraiment en détail, avec les autorités et les ONG, je crois qu'on a bien montré que notre intérêt se portait aussi sur les libertés, et que là-dessus effectivement il y avait des efforts assez grands, importants à faire", a-t-elle reconnu.
Nicolas Sarkozy, en visite officielle en début de semaine en Tunisie, avait estimé lundi que dans ce pays, "l'espace des libertés progresse" et relevé "des signaux encourageants" dans ce sens. AP
lat/sb
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