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Le président russe Dimitri Medvedev et les hauts responsables de l'Union européenne ont annoncé vendredi le lancement la semaine prochaine d'une série de pourparlers qui doivent déboucher sur un nouvel accord de coopération.
A l'issue du sommet russo-européen qui se tenait à Khanty-Mansiisk, ville pétrolière florissante de Sibérie, M. Medvedev et les responsables européens ont précisé que la première de ces réunions se tiendrait le 4 juillet à Bruxelles.
"Le futur accord sera un instrument de rapprochement de la Russie et de l'Union européenne", a souligné le président Medvedev au terme de deux jours d'entretiens.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a de son côté salué l'atmosphère "sincère et ouverte" dans laquelle se sont déroulées les dicussions et estimé que le nouvel accord devrait "ouvrir un nouveau chapitre" dans les relations entre l'UE et Moscou.
L'accord signé en 1997 pour dix ans a été automatiquement renouvelé dans l'attente de la conclusion d'un nouveau réglement, mais il a perdu beaucoup de sa signification avec la nouvelle manne pétrolière de la Russie.
La sécurité énergétique figure au sommet des priorités. Les Vingt-Sept souhaitent voir Moscou ouvrir son vaste secteur énergétique aux investisseurs, mais le Kremlin a fermement l'intention de conserver le contrôle sur ses richesses pétrolières et gazières.
Moscou, de son côté, a pressé pour que les sociétés russes bénéficient de davantage d'occasions d'investir en Europe en vue d'une diversification des affaires dans le secteur énergétique.
"La Russie reste un fournisseur clef en matière d'énergie pour l'UE", a déclaré José Manuel Barroso. "L'UE restera le plus important marché à l'exportation de la Russie".
L'Union européenne était représentée à ce sommet par M. Barroso, le haut représentant de l'UE pour la politique étrangère Javier Solana, et le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union avant de passer le relais à la France le 1er juillet.
Pour le commissaire européen au commerce Peter Mandelson, la sécurité énergétique pourra seulement être garantie si la Russie rejoint les rangs de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Outre le dossier énergétique, l'Union européenne souhaite que la Russie prenne des engagements en faveur des réformes démocratiques et du respect des droits de l'Homme dans le cadre du nouvel accord de partenariat stratégique", accord qu'elle souhaite voir entrer en vigueur d'ici à juillet 2009.
"Ces sujets seront toujours à l'ordre du jour", a déclaré la commissaire européenne aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
Elle a expliqué que l'UE entendait jouer un plus grand rôle dans le réglement du conflit en Géorgie, où le gouvernement tente de ramener sous son contrôle deux régions séparatistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Moscou entretient des liens étroits avec ces régions.
Les tensions doivent être apaisées par des mesures créant un climat confiance et par "un dialogue non seulement entre la Russie et la Géorgie, mais plus important, entre la Géorgie et l'Abkhazie", a-t-elle dit. AP
ma/v235/cr/v263
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