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"Il y a des choses que la Chine ne doit pas dire", a prévenu jeudi Nicolas Sarkozy après les propos de l'ambassadeur de Chine en France sur une éventuelle réception à Paris du Dalaï-Lama. "Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda, ni de dicter mes rendez-vous", a-t-il mis au point, avant de laisser entendre qu'il pourrait recevoir le Dalaï-Lama.
"Il y a des choses que je ne dirai pas à la Chine parce que la Chine doit être respectée", a assuré le président français, qui s'exprimait devant le Parlement européen à Strasbourg. "Mais il y a des choses que la Chine ne doit pas dire aux pays européens".
Ces propos sont une réponse aux déclarations de l'ambassadeur de la Chine en France, Kong Quan, qui a estimé qu'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-Lama, le leader spirituel du Tibet, aurait des "conséquences graves" pour les relations entre les deux pays. M. Kong a été convoqué mercredi au Quai d'Orsay pour s'expliquer devant Bernard Kouchner.
"Dicuter avec un prix Nobel de la paix, je me demande bien qui pourrait interdire une chose pareille", a-t-il interrogé, avant de promettre "d'autres initiatives". "Je vous les communiquerai le moment venu", a simplement ajouté le président français, interrogé lors d'une conférence de presse.
Le président français a défendu devant les eurodéputés sa décision de se rendre à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, faisant valoir qu'il avait "reçu de tous les pays membres l'accord de me rendre aux cérémonies des Jeux olympiques".
"Je veux y aller, parler des droits de l'Homme et les défendre", a-t-il dit. "Je pense que ce n'est pas par l'humiliation de la Chine qu'on fera progresser cette question des droits de l'Homme, mais par un dialogue franc et direct", a-t-il justifié. "Je ne pense pas qu'on peut boycotter un quart de l'humanité, je ne pense pas que ce soit un choix intelligent et responsable".
"Chacun a le droit d'avoir un regard sur la meilleure façon de défendre les droits de l'Homme", a-t-il ajouté à l'adresse des députés qui l'ont interpellé sur le sujet, dont le Vert Daniel Cohn-Bendit, qui arborait un T-shirt protestant contre les JO. AP
lp/mw/nc
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