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Les Nations Unies doivent avoir plus de poids dans la lutte contre le terrorisme. Forte de cette conviction, un commission spéciale mise sur pied par la Suisse, avec le Costa Rica, la Slovaquie, le Japon et la Turquie, préconise la création d'une agence spécifique chargée de la lutte antiterroriste.
C'est une tentative d'opposer à la "guerre contre le terrorisme" menée par les Etats-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001 une approche plus équilibrée, "plus globale" et respectueuse des droits de l'homme, a expliqué à l'AP Peter Maurer, ambassadeur de Suisse auprès de l'ONU.
"Nous estimons qu'il faut approfondir la coopération interagences et la coopération, tant au niveau national qu'internationale, et que cela ne devrait pas se limiter aux acteurs traditionnels de l'antiterrorisme, mais inclure les droits de l'homme, le développelement, la santé et les services sociaux", a-t-il ajouté.
La mission Suisse auprès de l'ONU a ainsi lancé en novembre 2007, avec quatre pays partenaires, un "processus international de coopération antiterroriste". Cinq séminaires réunissant des experts d'une quarantaine de pays ont été organisés sur trois continents afin de réfléchir à la mise en oeuvre d'une stratégie. Les conclusions sont une réponse directe à la "guerre contre le terrorisme" des Etats-Unis et aux mesures antiterroristes dictées par le Conseil de sécurité.
"C'est plus qu'une critique implicite" de la manière de faire américaine, a ajouté M. Maurer, dénonçant cette "vision unidimensionnelle", selon laquelle les seuls moyens militaires pourraient régler la question du terrorisme.
Le panel propose ainsi à l'Assemblée générale de l'ONU de créer une organisation spéciale pour la lutte contre le terrorisme, sur le modèle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Il s'agit de regrouper sous un même toit tous les efforts actuellement déployés par l'ONU, a expliqué l'ambassadeur du Costa Rica auprès de l'ONU, Jorge Urbina. Et d'insister sur la nécessité de doter cette nouvelle institution d'un mandat et d'une orientation clairs.
Selon le panel, l'ONU devrait par ailleurs soutenir les organes de lutte contre le terrorisme des différents pays, en définissant des standards de collaboration et des principes, comme l'interdiction de la torture et le respect des droits des prisonniers. AP
S/nc
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