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La France a dit mardi avoir commencé à examiner avec "la plus grande attention" les recommandations du Comité des droits de l'Homme des Nations unies, préoccupé notamment par la surpopulation carcérale française et la politique de détention des sans-papiers.
"Nous avons une conception exigeante des droits de l'Homme, y compris, bien sûr, pour nous-mêmes", a assuré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevallier dans un communiqué.
"Le Comité relève les efforts accomplis par la France dans la mise en oeuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les avancées intervenues dans ce domaine", a-t-il noté. "Mais il pose aussi des questions auxquelles il convient que nous répondions".
Réitérant le soutien de la France au système international de protection et de promotion des droits de l'Homme, le porte-parole a observé qu'"aucun pays ne peut se prévaloir d'une situation parfaite". "C'est dans cet esprit que nous menons un dialogue constructif avec les différentes instances concernées", a-t-il ajouté et "nous encourageons tous les Etats à faire de même".
Le Comité des droits de l'Homme a rendu le 25 juillet ces conclusions sur le quatrième rapport périodique de la France sur sa mise en oeuvre des disposition du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
S'il se félicite de certaines mesures comme la création d'un Contrôleur général des lieux de privation de liberté ou de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), le Comité cite plusieurs sujets qui le "préoccupent". Il mentionne notamment "la surpopulation et les mauvaises conditions qui règnent dans les prisons" et "la politique de détention pratiquée par la France à l'égard des étrangers sans papiers et des demandeurs d'asile". Il cite également "la prévalence de la violence raciste et antisémite", "la discrimination dans l'emploi dont sont victimes les minorités, et leur faible représentativité dans l'administration, la police ou l'appareil judiciaire notamment. AP
sb/com
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