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actu & culture


PARIS - lundi 06 juillet 2009 à 17h11

Deux membres présumés d'ETA et trois militants basques français mis en examen



Deux Espagnols membres présumés de l'organisation indépendantiste basque ETA, interpellés mardi dernier près de Craon (Mayenne) après un grave accident de la route, ont été mis en examen samedi par un juge d'instruction antiterroriste et placés en détention provisoire, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Trois membres de la mouvance autonomiste basque française ont également été présentés samedi à un juge d'instruction et mis en examen pour un attentat en juin 2007 à Saint-Pierre d'Irube (Pyrénées-Atlantiques). Un juge des libertés et de la détention a également ordonné leur incarcération, selon la même source.

Un couple de Basques avait eu un grave accident de la route mardi dernier en Mayenne et lors de l'arrivée des secours la femme a déclaré que les deux appartenaient à l'ETA. Tous deux étaient armés au moment de l'arrestation et circulaient dans un véhicule Renault volé, a-t-on précisé de même source. Ils sont de nationalité espagnole et notamment poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "détention d'armes" et "vol".

Les basques français sont mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte vendredi notamment pour "destruction de bien" et "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Par ailleurs, trois membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA ont été interpellés samedi après-midi dans les environs de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et placés en garde à vue. Les trois suspects étaient armés et se trouvaient dans un véhicule volé.

Madrid a révélé dimanche leurs identités, affirmant qu'ils faisaient partie de l'"un des groupes les plus actifs de l'ETA, si ce n'est le plus actif" et étaient recherchés depuis plusieurs mois pour des violences commises en Espagne.

Les suspects se nomment Itziar Plaza, Iurgi Garitagoitia et Asier Borrero, a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. D'après le ministre, des indices suggèrent l'implication de Iurgi Garitagoitia dans les meurtres de deux Espagnols, dont l'ancien conseiller municipal socialiste Isaias Carrasco au Pays basque en mars 2008.

D'après le quotidien madrilène "El Mundo", Asier Borrero serait soupçonné d'avoir blessé par balles un gendarme français, le 8 juin dernier à Sainte-Enimie en Lozère. AP

der/sb




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