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actu & culture


VIENNE - samedi 24 octobre 2009 à 22h41

Les inspecteurs de l'AIEA en route pour l'Iran


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Une équipe d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'envolait samedi de Vienne pour l'Iran afin d'y visiter le nouveau site nucléaire dont l'existence a été révélée le mois dernier.

Les experts, vus à l'aéroport de Vienne samedi après-midi, doivent visiter cette usine d'enrichissement d'uranium, en cours de construction près de la ville sainte chiite de Qom, en vue de déterminer si elle est destinée à un usage pacifique ou militaire.

Cette visite, dont la date avait été fixée il y a plusieurs semaines, intervient après que Téhéran a réclamé vendredi un délai supplémentaire pour se prononcer sur une offre occidentale d'enrichissement de ses stocks d'uranium en Russie, moyen pour la communauté internationale de contrôler que le combustible n'est pas enrichi à des fins militaires.

Vendredi, le régime des mollahs avait fait savoir au directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradeï qu'il examinait la proposition "en profondeur et sous un jour favorable, mais qu'il lui faut jusqu'au milieu de la semaine prochaine pour pouvoir donner une réponse".

Samedi, le président du parlement, Ali Larijani, dans des propos rapportés par l'agence semi-officielle ISNA, a accusé l'Occident de tenter de tromper Téhéran, et a expliqué que l'Iran préférerait acheter du combustible nucléaire plutôt que d'accepter ce plan de l'ONU.

"Les occidentaux insistent pour aller dans une direction afin de nous tromper et de nous imposer leur volonté", a déclaré M. Larijani. "Ils nous disent qu'ils donneront à l'Iran un carburant à 20% si nous leur donnons notre uranium enrichi (...) Nous ne voyons aucun lien entre les deux", a-t-il ajouté, précisant ne voir "aucune justification logique ou légale" à ce dispositif.

Le projet d'accord, soutenu par Paris, Washington et Moscou, prévoit que l'uranium iranien à 3,5% soit enrichi à 20% environ en Russie puis envoyé en France et transformé en combustible destiné au réacteur de recherche de Téhéran. Environ 70% du stock iranien pourraient ainsi être neutralisés, ce qui ne laisserait momentanément pas suffisamment de minerai pour obtenir de l'uranium à 90% nécessaire à la fabrication de bombes.

L'Elysée a fait savoir samedi que le président américain Barack Obama avait téléphoné à Nicolas Sarkozy. A cette occasion, les deux chefs d'Etat "ont constaté leur parfaite convergence de vues sur le dossier nucléaire iranien", a précisé la présidence française dans un communiqué. "Ils sont convenus d'avoir prochainement un nouveau contact sur la question".

La Maison Blanche de son côté a annoncé qu'Obama avait remercié la France pour son étroite coopération. Il a également parlé avec son homologue russe Dimitri Medvedev, soulignant la nécessité d'une unité de vues entre Washington et Moscou sur l'Iran. AP

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