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Les représentants des camps politiques rivaux malgaches se sont entendus sur la composition d'un gouvernement de transition qui dirigera le pays jusqu'aux élections de l'an prochain après plusieurs mois de lutte de pouvoir, selon un communiqué de l'Union africaine.
L'accord, annoncé vendredi soir après des jours de discussions sous médiation internationale en Ethiopie, autorise Andry Rajoelina à rester chef de l'Etat de la grande île de l'océan Indien. Cependant, le dirigeant sera désormais rejoint par deux coprésidents au sein du gouvernement de transition: l'un sera allié au président déchu Marc Ravalomanana et le deuxième à l'ancien président Albert Zafi.
Andry Rajoelina, ancien DJ de 35 ans, était maire d'Antananarivo, la capitale de Madagascar lorsqu'il a renversé le chef d'Etat démocratiquement élu Marc Ravalomanana en mars dernier après avoir gagné le soutien de l'armée. Cette prise de contrôle largement dénoncée par la communauté internationale a suivi des semaines d'actions de protestation marquées par la mort de dizaines de personnes.
Des médiateurs ont participé au mois d'août à l'élaboration d'un accord de partage de pouvoir, mais Andry Rajoelina s'est attiré des critiques pour avoir formé en septembre un nouveau gouvernement de façon unilatérale, violant un accord exigeant l'adhésion de toutes les parties concernant les nominations. Ses actions ont déclenché des manifestations des partisans de l'ancien président déchu, qui ont réclamé le retour de Marc Ravalomanana.
Dans un communiqué diffusé samedi, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a salué la "conclusion positive" des "négociations inter-malgaches en vue de définir un schéma consensuel de sortie de crise pacifique".
La France, ancienne puissance coloniale, a félicité "l'équipe conjointe de médiation internationale sous l'égide de l'Union africaine, de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe), des Nations unies et de l'Organisation internationale de la Francophonie qui n'a pas ménagé ses efforts pour apporter une contribution majeure au succès de ces négociations".
Paris a également félicité les responsables politiques malgaches pour leur "sens des responsabilités" et les a appelés à faire preuve du "même sens de l'intérêt national durant la période de transition qui s'ouvre". Il s'agit désormais de "mettre en oeuvre ces engagements en mettant en place les nouvelles institutions de la Transition et en organisant rapidement les scrutins" qui désigneront ses dirigeants, souligne le communiqué, ajoutant que la France prendra "toute sa part (...) au soutien international sollicité par les parties malgaches au processus de sortie de crise".
Des médiateurs ont déclaré que les élections devaient avoir lieu d'ici à novembre 2010. AP
cr/v222-com
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