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Ségolène Royal a confirmé samedi soir son intention de briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de Reims en novembre, mais a exclu toute "guerre des chefs" avec le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui pourrait se déclarer la semaine prochaine.
"La guerre des chefs, les militants n'en veulent pas et il n'y en aura pas", a-t-elle assuré au cours du journal télévisé de France 2. "En tout cas, vous n'entendrez jamais dans ma bouche une quelconque parole désobligeante", a souligné l'ex-candidate à l'élection présidentielle, jurant ne pas avoir "d'ennemis dans le Parti socialiste".
Après le tir de barrage de ses opposants qui a suivi l'officialisation de sa candidature, elle a reconnu susciter l'hostilité d'autres responsables socialistes.
"C'est vrai que j'ai vu dans le texte que Bertrand Delanoë a signé avec Lionel Jospin une certaine critique de la démocratie participative. Je le prends comme un élement du débat d'idées", a-t-elle déclaré. "Moi, je défends au contraire cette idée que pour bien diriger, bien décider, bien gouverner (...) il faut d'abord avoir écouté les citoyens et en l'occurrence, dans cadre du congrès, écouter les militants."
Irritée par le flot des critiques venant de son propre camp, Ségolène Royal a brandi la menace de sanctions. "Si un jour je suis à la tête du Parti socialiste (...) les responsables socialistes ne pourrons plus s'exprimer de façon désobligeante ou violente à l'égard d'autres socialistes", a-t-elle promis. "Il y aura des règles qui seront appliqués, il y aura des droits et des devoirs, et il y aura des sanctions parce que je pense que nous avons une responsabilité commune, nous socialistes, de construire un parti fort, uni, où l'on se respecte."
Quant à savoir si le premier secrétaire doit nécessairement être le candidat du PS à la prochaine présidentielle, la présidente de la région Poitou-Charentes s'y déclare favorable.
"Je crois que ce qui s'est passé lors de la précédente élection présidentielle a prouvé qu'il fallait une harmonie entre le principal parti et le candidat ou la candidate à l'élection présidentielle", a-t-elle souligné. A ses yeux, toutefois, "cette harmonie est indispensable mais elle n'est pas forcément un automatisme". Pour Mme Royal, "tout se mérite". AP
tl/
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