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actu & culture


PARIS - mardi 29 avril 2008 à 16h21

JO de Pékin: Tony Estanguet désigné porte-drapeau de la délégation française


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A 100 jours du coup d'envoi des JO de Pékin, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a désigné mardi Tony Estanguet, double médaillé d'or du canoë (slalom) à Sydney en 2000 et à Athènes en 2004, comme porte-drapeau de la délégation française pour la cérémonie d'ouverture des compétitions le 8 août en Chine.

"Si on parle du canoë-kayak, c'est qu'il a rapporté beaucoup de médailles à la France depuis 28 ans, ce n'est pas seulement grâce à moi", a déclaré modestement Estanguet, qui pourrait devenir à Pékin le premier athlète français à décrocher trois médailles d'or individuelles lors de trois Jeux olympiques successifs. "J'ai 99 jours pour apprendre à bien porter le drapeau!", a-t-il plaisanté.

Le 8/08/2008, à 8h08 du soir (le chiffre 8 est un signe de prospérité en Chine), Estanguet emmènera une délégation française d'environ 310 athlètes dans l'enceinte du "Nid d'oiseau", le surnom du stade olympique de Pékin, lieu de la cérémonie d'ouverture.

"Ce sont les Jeux des athlètes, personne n'a le droit de leur enlever cette préparation", a déclaré Henri Sérandour, le président du CNOSF, fermement opposé à tout boycott évoqué concernant la politique des droits de l'Homme pratiquée par la Chine et sa répression des émeutes au Tibet.

Les relayeurs français avaient arboré, le 7 avril dernier lors du passage de la flamme olympique à Paris, un badge avec l'inscription "Pour un monde meilleur". La commission des athlètes du Comité international olympique (CIO), réunie cette semaine à Lausanne, a condamné cette initiative, la jugeant "politique".

David Douillet, le président de la commission des athlètes de haut niveau au CNOSF, a révélé mardi que les discussions continuaient avec le CIO concernant ce badge, que de nombreux athlètes souhaitent pouvoir porter à Pékin.

"La commission des athlètes du CIO présidée par Sergueï Bubka a rejeté notre idée, en considérant qu'elle est politique, ce qui n'est pas le cas", a dit le double champion olympique de judo. "Il s'agit de se réapproprier les valeurs de l'Olympisme, les anneaux olympiques, qui ont été détournés de leur symbolique (NDLR: Reporters sans Frontières qui en a fait des menottes). On a décidé de les remettre au premier plan (sur le badge) avec une phase symbolique qui peut évoluer. Après en avoir discuté avec Jacques Rogge (président du CIO), cette phrase peut évoluer. Cette proposition est toujours en négociation avec le CIO. Elle sera discutée et présentée par Henri Sérandour lors d'une commission de l'exécutif du CIO avant les JO".

Douillet estime que cette idée de badge sert de "bouclier à nos athlètes". Ils peuvent ainsi "s'entraîner en toute tranquillité et dire à ceux qui veulent les récupérer: notre badge nous sert de paravent pour se préparer et aller gagner les plus grosses médailles".

L'objectif fixé par le CNOSF aux athlètes français à Pékin est de se maintenir au 7e rang mondial des nations, comme à Athènes il y a quatre ans. "Je veux préserver le rang de la France avec la 7e place mondiale et je souhaite qu'elle gagne une quarantaine de médailles", a déclaré Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

A Sydney en 2000, la France avait obtenu 38 médailles, et 33 à Athènes il y a quatre ans.

"Il faut laisser les athlètes se préparer, que la pression soit positive", a déclaré Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat aux Sports. AP

jlc/cov/mw




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