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actu & culture


PARIS - mardi 29 avril 2008 à 16h33

JO de Pékin: la natation française peut faire la différence



La natation française, emmenée par Laure Manaudou, championne olympique en titre du 400m nage libre, et par Alain Bernard, recordman du monde du 100m, pourrait compenser la perte de vitesse de l'athlétisme, autre sport majeur de l'Olympisme, lors des prochains Jeux de Pékin.

"L'athlétisme et la natation, c'est un tiers des médailles distribuées aux Jeux. C'est énorme, il faut y être", explique Fabien Canu, le directeur de la Préparation olympique (PO). "La natation est dans une dynamique intéressante depuis quelques années avec une progression de médailles. Il faudrait que l'athlétisme suive. Ca jouera beaucoup dans le classement final".

A Pékin du 8 au 24 août, la France entend maintenir son rang de septième nation mondiale. Entre 300 et 310 athlètes devrait défendre ses couleurs.

"Si on veut vraiment approcher le 'Top 5' des meilleures nations ou même être dedans, c'est clair: il faut être présent en athlétisme ou en natation, voire les deux. C'est le cas des Russes, des Allemands et aussi des Chinois qui, lors des championnats du monde de natation de Melbourne, ont fini deuxième nation toutes natations confondues (plongeon, synchro, etc.)", dit-il.

La France reste marquée par l'échec en 2004 du judo, traditionnel pourvoyeur de médailles, passé à travers en Grèce (une médaille contre six à Sydney en 2000).

"L'idée du sport français depuis quelques années est d'élargir le nombre de sports pouvant jouer des médailles. Il faut élargir la palette car on n'est jamais à l'abri d'un faux pas. Si l'on veut jouer une place parmi les meilleures nations, il faut au moins avoir une quinzaine de sports médaillés. C'est ce qui se passe actuellement: l'haltérophilie, le pentathlon moderne et le canoë-kayak course en ligne sont trois sports nouveaux qui peuvent prétendre à des médailles à Pékin. Ils se rajoutent aux autres", explique Canu.

A Sydney en 2000, la France avait obtenu 38 médailles, seulement 33 à Athènes. La menace vient de nombreux pays "émergents" en matière sportive.

"La crainte, ce sont les Chinois qui se préparent et ont des moyens considérables. Mais l'Asie en général fait peur. Ce continent a de l'argent (...), il a investi dans le sport. Je pense au Japon, à la Corée, mais il y a aussi d'autres pays: l'Iran fait du sport de haut niveau et est très fort dans certaines disciplines", a-t-il poursuivi, citant aussi le Kazakhstan, Taïwan et d'autres. "Plus que les Jeux de la Chine, ce sont les Jeux de l'Asie. La concurrence va être farouche, indéniablement. C'est pour cela que l'objectif que la France reste à la septième place est un objectif je dirais ambitieux et raisonnable".

Dans ce contexte de mondialisation du sport, la France vise entre 30 et 40 médailles.

"On sait qu'on a une marge de manoeuvre entre 30 et 40 médailles", explique Canu. "Mais avec 40, on peut se retrouver 3e, 4e ou 5e. Avec 30, on peut glisser 8e ou 9e. Donc on joue dans cette fourchette et il y a une concurrence farouche avec l'Angleterre, l'Australie et l'Italie. Ces quatre pays sont aujourd'hui pratiquement au même niveau. Dans les bilans mondiaux 2007, on est à une médaille près à un niveau identique. Ca va être passionnant, mais il va falloir arriver à Pékin avec le couteau entre les dents, car les médailles vont être chères". AP

jlc/cov/mw




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