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actu & culture


VIENNE - jeudi 26 juin 2008 à 23h15

L'Espagne rejoint l'Allemagne en finale


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La finale de l'Euro 2008 opposera l'Allemagne à l'Espagne, dimanche soir à Vienne. L'Espagne s'est qualifiée en surclassant (3-0) la Russie en demi-finale, jeudi soir à Vienne, et rejoint les Allemands qui avaient difficilement éliminé la Turquie (3-2) la veille.

Les Espagnols, qui avaient déjà écrasé la Russie lors du premier tour (4-1), se sont à nouveau offert les deux oreilles de l'équipe de Guus Hiddink, passée à côté de son match après avoir été, pourtant, si brillante en quarts de finale face aux Pays-Bas (3-1, ap).

Dominés dès l'entame de la partie, les Russes ont pu profiter des maladresses espagnoles jusqu'au repos (0-0). Ils ont craqué en seconde période. Ils quittent la compétition sur une note décevante, laissant l'Espagne à sa première finale d'un championnat d'Europe depuis 24 ans.

En 1984, la "seleccion" avait été battue en finale par la France de Michel Platini qui, en tant que président de l'UEFA, remettra dimanche la coupe aux vainqueurs.

Le pressing espagnol fonctionnait bien en début de rencontre et Igor Akinfeev, le jeune portier russe (22 ans) avait rapidement de quoi être chaud. Il intervenait, d'abord, du pied pour repousser une frappe de Fernando Torres qui était parvenu à se retourner dans la surface de réparation (6e). Il s'illustrait ensuite sur un tir de David Villa, le meilleur marqueur du tournoi (4 buts).

Assez dominateurs au centre du terrain, les Espagnols maintenaient une certaine pression sur Akinfeev toute la mi-temps. Sergio Ramos (23e) puis Villa sur coup-franc (28e) et à nouveau Torres (39e) cadraient leurs tentatives.

Entre-temps les Russes, d'abord assez mal à l'aise toute la première demi-heure de jeu, avaient commencé à répliquer. Roman Pavlyouchenko, déjà auteur de trois buts dans la compétition, avait essayé de surprendre Iker Casillas, mais sans trouver le cadre (31e). Un peu plus tard, le même, servi en position idéale près du point de penalty, n'avait pu enchaîner correctement le contrôle et la frappe et sa balle s'était perdue dans les panneaux publicitaires (34e). C'est aussi à ce moment du match que Villa quittait la pelouse, remplacé par Cesc Fabregas.

L'Espagne ouvrait le score en tout début de seconde période ce qui n'était que justice. Suite à une longue préparation au milieu du terrain, Andres Iniesta pénétrait sur la gauche de la surface de réparation et son centre tendu était dévié de l'intérieur du pied par son partenaire du Barça Xavi Hernandez (50e).

Les Russes ne réagissaient pas et paraissaient fatigués et sans ressource à l'image de leur "génie" Andreï Archavine, bien éteint sous la pluie viennoise.

Bien que sûre de son fait, l'Espagne cherchait à tuer le match. Torres échouait par deux fois en essayant d'exploiter deux centres en retrait de l'excellent Sergio Ramos (61e et 63e) avant que deux tirs de Fabregas puis Xabi Alonso soient repoussés par Akinfeev (70e et 71e).

Mais le portier russe était impuissant sur l'alerte qui suivait. D'un petit lobe, Fabregas servait David Güiza. Ce dernier contrôlait puis mettait la balle hors de portée d'Akinfeev en frappant de l'extérieur du pied droit (73e).

Alors que les Espagnols répétaient leurs gammes sous les yeux des Russes sans ressort, Fabregas se faisait encore passeur. Il offrait une passe lumineuse à Silva qui n'avait plus qu'à contrôler puis frapper pour le troisième et dernier but (82e).

Hors du coup, la Russie s'offrait une dernière demi-occasion sur un coup de Pavlyouchenko sur lequel Casillas qui n'a pratiquement rien eu à faire de la partie se montrait vigilant (88e). AP

xdes/sb




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